le rire est le meilleur remède

Le rire est le meilleur remède

Le neurologue parisien Henri Rubinstein a déclaré que le rire est “une réaction corporelle involontaire à une émotion perçue comme agréable”. Le soi-disant “réflexe de luxe”, réservé aux humains, ne sert donc qu’à réduire le stress. Il n’a pas d’autre fonction biologique.

le rire est le meilleur remède

Rire d’un point de vue biologique

En riant, nous ouvrons la bouche car la fréquence respiratoire se multiplie. Nous respirons plus profondément et plus longtemps lorsque l’expiration est courte. Les muscles pectoraux ainsi que le diaphragme, également un gros muscle, sont activés. Cela crée la condition préalable à un échange accru de gaz dans les poumons et augmente considérablement la capacité respiratoire. Sur les intestins, la tension du diaphragme exerce une sorte de massage qui à son tour a un effet bénéfique sur l’activité intestinale. Puisque le rire stimule également les muscles lisses involontaires, les bronches se dilatent, ce qui améliore la ventilation des poumons. Presque tout le volume d’air dans les poumons est expulsé en saccadé de façon intermittente. Cela affecte également le larynx, qui active les cordes vocales. 

En raison de l’intensification des échanges gazeux dans les poumons, le sang s’accumule avec l’oxygène. Les chercheurs ont découvert qu’il est important pour les processus de combustion dans le corps. Ils ont établi que le métabolisme des graisses et l’excrétion du cholestérol sont influencés favorablement. Le dioxyde de carbone, est complètement expulsé pendant la respiration, c’est un déchet de ce processus de combustion. L’air dans les poumons est presque complètement vidé. L’échange de gaz pendant le rire est trois à quatre fois plus élevé qu’au repos. Les voies respiratoires supérieures sont également libérées, comme la toux, par des sécrétions gênantes.

Beaucoup de gens respirent trop court et trop peu profond. La respiration superficielle exhale trop de dioxyde de carbone et provoque une alcalose respiratoire. Cette alcalose, qui perturbe l’équilibre acido-basique, est responsable de l’hyperacidité neuromusculaire. Le rire en revanche approfondit la respiration, ce qui combat ce déséquilibre et réduit l’anxiété. Vous trouverez plus de détails sur ce blog santé et bien être.

Production de bonheur en riant

En 1953, le neurophysiologiste Olds découvrit le centre du plaisir dans le cerveau, le système limbique. De ce système émane des sentiments tels que la colère et l’agression. La transmission de ces réactions émotionnelles est réalisée par l’intermédiaire de neurotransmetteurs du système neuro-végétatif dont l’activité est augmentée ou diminuée par certaines hormones ou neuromodulateurs. Ceux-ci incluent les endorphines, souvent appelées «hormones du bonheur» et les encéphalines. Le neurologue américain William Fry a découvert qu’un rire intense entraînait une réduction des hormones du stress, telles que les corticoïdes et les catécholamines. Le rire fabrique de l’endorphine selon certaines preuves récentes. Mais c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les rires fréquents ont également un impact psychologique positif: les gens qui rient beaucoup,

Activation du système immunitaire par le rire

Le chercheur américain James K. Walsh, spécialiste du sommeil, a découvert en 1928 que la résistance du système immunitaire est accrue lorsqu’une personne riait fréquemment. Une nouvelle recherche sur le rire a confirmé cette hypothèse. Diverses substances immunitaires sont encore élevées pendant des heures après une attaque de rire, le nombre de lymphocytes T augmente, l’activité et le nombre de cellules NK sont augmentés et les anticorps de la classe d’immunoglobuline A se multiplient. Le gamma-interféron, qui libère les cellules pour lutter contre une infection virale, est également de plus en plus détectable dans le sang après de nombreux éclats de rire. Ces réactions immunitaires peuvent expliquer pourquoi les personnes heureuses qui ont une attitude positive à l’égard de la vie risquent moins de tomber malades.

Stress et rigoler

Une réaction de stress est contrôlée de manière centrale et stimule clairement les systèmes respiratoire, circulatoire, cardiaque et musculo-squelettique. Le stress n’est pas fondamentalement dangereux. Cela ne devient un problème de santé que lorsqu’il atteint un état permanent. Il est crucial que les zones touchées du système nerveux autonome ne soient pas constamment stimulées, mais la tension est régulièrement interrompue ou décomposée. C’est le cas lorsqu’il s’agit d’une relaxation émotionnelle et musculaire puissante. Il y a beaucoup de façons de provoquer cet état de relaxation. Le rire est l’un d’entre eux.

Cependant, seul un rire intense qui dure plus longtemps permet cette relaxation apaisante. Parce que l’effet du rire est paradoxal: le rire déclenche d’abord la réaction au stress. À court terme, la fréquence cardiaque augmente, la pression artérielle augmente en conséquence, de sorte que l’on peut parler d’un effet de choc. Après quelques minutes, une phase de relaxation prolongée s’installe: le rythme cardiaque ralentit et reste faible. Cela détend les muscles des artères, ce qui augmente le volume vasculaire: la pression artérielle est ainsi réduite à long terme.

Rire comme un analgésique

Les muscles squelettiques sont également initialement tendus en riant pour se détendre progressivement de façon permanente. Ce n’est pas le moins important pour le traitement de la douleur, car de nombreuses douleurs sont associées à une tension musculaire soutenue. On pense également que le rire atténue la sensibilité à la douleur. Paul McGhee, un pionnier de la recherche sur le rire et la santé, a constaté que le seuil de douleur s’élevait lorsque les sujets visionnaient une vidéo amusante. Dans l’ensemble, rire est un bien sain. Il libère des pouvoirs d’auto-guérison que nous utilisons trop peu dans la vie quotidienne. Toute personne qui décide consciemment de rire de façon intensive peut donc entamer un processus positif pour sa santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *